Rencontre inattendue avec les « Hommes du Roy »

La maison de Langoa, à saint-Julien, l’une des propriétés du subdélégué Pontet (source : www.leoville-barton.com).

Après une mise en perspective historique au cours de laquelle nous pouvions découvrir l’émergence des commissaires royaux dans les provinces à partir des Valois, puis des intendants eux-mêmes à compter du XVIIe siècle, nous avons passé en revue les trois personnages qui ont animé la subdélégation du Médoc proprement dite : Jean Pierre Pontet, le fortuné, qui mourut en 1761 laissant autour de Saint-Julien plusieurs grands vignobles appelés à connaître les faveurs du classement de 1855 (Langoa, Canet, Perganson…), et qui posséda aussi à Ludon « l’île de Pachan », ancêtre du domaine de la Fédération départementale des Chasseurs de Gironde ; Vincent de Basterot (1689-1770), une famille dont nous avons si souvent parlé, notamment en 2015 à l’abbaye de l’Isle et au château Loudenne dans le cadre du cycle Portraits de châtelaines entre lande et estuaire, à laquelle fut consacré un Cahier Médullien hors-série (publication de la SAHM) édité en 2000 ; et enfin, Pierre Ducasse (1721-1797), déjà maître à Pauillac du domaine appelé aujourd’hui encore Grand Puy, petit-fils d’un marchand de Saint-Seurin-de-Cadourne et neveu de Pontet par sa mère. Un grand nombre de sujets ont été abordés à leur propos : les réseaux familiaux, l’enracinement local, mais surtout, l’itinérance de la subdélégation tout au long du siècle, les bureaux suivant la résidence du subdélégué, avec une tension accrue après 1770 entre Lesparre, la capitale de la célèbre sirie, ancienne base de Basterot où continue d’agir efficacement son adjoint Pierre Bontemps, et le port de Pauillac, sur les quais duquel demeure Ducasse lorsqu’il n’est pas à Bordeaux. Une manière de se rendre compte que ces hommes, à l’image des officiers de la garde-côte découverts en 2016 lors du cycle Dans le sillage des Guetteurs de Mer, possédaient nécessairement des attaches avec le département qui leur était confié : département au sens d’espace, de secteur où l’autorité de l’intendant leur était départie, c’est-à-dire déléguée.

En-tête d’un mandement du marquis de Tourny, « intendant de justice, police et finances en la généralité de Bordeaux ».

Le subdélégué s’impose en effet comme une courroie de transmission : dans le sens descendant, il applique les consignes qui lui parviennent des bureaux de l’intendance, s’impose comme l’agent d’exécution de l’intendant et l’opérateur des décisions royales ; dans le sens ascendant, grâce à son propre réseau d’informateurs, il répercute avec promptitude les nouvelles, porte à la connaissance de la haute administration dont il dépend tous les faits utiles à la gouvernance du pays, dresse ce que l’on nommerait aujourd’hui des rapports d’aide à la décision. Comme l’a très bien fait observer Louis Desgraves dans son article Les subdélégations et les subdélégués de la généralité de Bordeaux au XVIIIe siècle, paru en 1954 dans les Annales du Midi, nul ne songerait, surtout dans la seconde moitié du siècle, à révoquer ces hommes qui agissent pourtant non pas comme titulaires d’un office transmissible, mais par simple commission : ils maîtrisent leur territoire, font tourner les rouages, et créent un lien permanent qui assure la continuité du service lors des fréquents changements d’intendants. Conséquence de leur statut, ils ne perçoivent pas de gages, et doivent se contenter de gratifications accordées au lance-pierre. Comme l’écrivit à cette époque l’un des intendants, leur maître : « Vous devez trouver votre satisfaction dans le service du roi ». Et si l’ampleur de la tâche est souvent astreignante et la polyvalence exigée (la projection d’un tableau récapitulatif des compétences répondant aux trois domaines d’intervention de l’intendant, justice, police et finances le démontrait bien), ces hommes s’y soumettent parce que leur fidélité, leur participation à l’ancrage d’un Etat centralisateur fort, leur engagement total sur le terrain, est source d’une reconnaissance qui profitera souvent dès la seconde génération à la position sociale de leur famille. De quoi faire don de ses jours et de ses nuits, attablé à la rédaction de longs courriers ou parcourant les chemins de la subdélégation, lorsque l’intendant adresse un mandement qui se conclut par l’invariable : « Tels sont les ordres de Sa Majesté. Je vous prie d’y tenir la main » (je vous prie d’en assurer l’exécution).

Les ruines du château de la Tour de Mons, photographiées au début du XXe siècle après l’incendie qui ravagea la demeure en 1895 : derniers vestiges des murs où Pierre Copmartin accompagna sans doute son père, avant que la seigneurie de Soussans et Bessan ne passe au fils de Montesquieu.

Mais le principal objet de cette conférence portait sur l’activité d’un personnage bien défini : Pierre Copmartin (1718-1782), subdélégué non pas du Médoc, mais de Bordeaux, un département immense comprenant 300 paroisses, allant au sud jusqu’à Langon, à la grande lande et au pays de Born, et englobant au nord ce qu’il est convenu d’appeler le Sud-Médoc, avec l’ancien canton de Castelnau et une grande partie du Pays Landescot. Copmartin est le fils d’un notaire de Margaux, originaire du Gers et installé en Médoc en 1704 par l’achat de ce modeste office avant de s’y marier trois ans plus tard. L’itinéraire du père est classique : il cumule l’exercice de sa charge avec de petites judicatures que mettent sur le marché les seigneurs des environs, comme la famille de Mons de La Tour pour la terre de Soussans et Bessan ou Monsieur d’Arrérac pour le château d’Arsac. Quatre enfants : deux filles, deux garçons. Pour Luce Copmartin, la fille aînée, c’est le mariage avec un notable voisin, Jean Deyrem, notaire à Soussans ; pour Pierre, le fils aîné, c’est le droit ; et pour Jean Pierre, le benjamin, une carrière dans les rangs de l’Eglise. A cette génération-là, il convient d’abord de s’implanter. Par sa femme, Copmartin père s’est rendu propriétaire d’un embryon de domaine à Margaux : son fils se chargera de le développer.

Détail du tombeau de la famille Copmartin à Saint-Christoly-Médoc : un bel exemple de patrimoine funéraire.

Reçu avocat au parlement, mais ayant perdu son père dès 1742, Pierre Copmartin débute lui aussi dans le rôle de juge de Lamarque et de Beychevelle, au service de la famille de Brassier. On le remarque déjà pour quelques missions ponctuelles, et Tourny lui confie le soin, en 1748, de dresser procès-verbal des plantations de vignes illicites opérées par certains propriétaires, comme Pontet, l’ex-subdélégué du Médoc, ou M. de La Chesnaye, à Sainte-Gemme, près de Cussac. En 1750, il a la trentaine et une marche décisive est franchie avec l’achat d’un office à Bordeaux, celui de président en l’élection de Guyenne. L’élection, à la fois circonscription administrative et cour de justice, qui se charge de la répartition de l’impôt et tranche en première instance les litiges liés à sa perception. Pierre devient donc un expert dans les affaires de finances publiques qui forment l’un des principaux secteurs d’intervention des intendants. Ainsi solidement établi, il peut briguer la main d’une héritière, et choisit Elisabeth Geay, pensionnaire des Ursulines, dont le père, François Geay, est greffier en chef des présentations de la Cour des Aides, seconde des institutions financières à siéger à Bordeaux. Ici se situe l’épisode du contrat de mariage signé au parloir du couvent, sous les yeux de la Révérende Mère, chaque fiancé se tenant d’un côté de la grille. Elisabeth lui donnera un fils unique, Pierre François, né en 1751, mais surtout, lui amènera ses propriétés du Nord-Médoc et spécialement la maison de Saint-Christoly, qui sera la demeure des Copmartin tout au long du XIXe siècle : leur tombeau, en dépit d’une vague récente de démolitions en 2013, s’y trouve encore. L’union avec la famille Geay, c’est aussi, grâce au beau-père de Pierre, l’achat successif de plusieurs maisons ou corps de logis adjacents dans la rue Castillon, qui forment bientôt un hôtel de très belle facture à l’actuel n° 9 : une demeure de prestige, à quelques pas de l’hôtel de l’Intendance, dont l’aile sud n’est pourtant pas encore achevée au décès de notre subdélégué (son fils la revendra finalement à un riche négociant). Il ne néglige pas non plus le cursus de son frère cadet, nommé successivement curé de l’une des quinze paroisses de Bordeaux puis de Saint-Laurent, la paroisse la plus profitable du Sud-Médoc au XVIIIe siècle : l’abbé Copmartin sera apte, à ce poste, à lui fournir des rapports fiables si le besoin s’en fait ressentir.

Décembre 1766 : le subdélégué de Bordeaux, Mathurin Thomas, dit Thomas de Sorlus du nom d’une maison noble qu’il possède sur la Dordogne à Saint-Romain-la-Virvée, vient à mourir. On ne peut pas dire qu’il se soit distingué par un profond intérêt pour les marches septentrionales de sa subdélégation. D’ailleurs, il est en froid avec la famille d’Essenault, barons de Cadillac en Fronsadais, dont il relève à Saint-Romain : or, les d’Essenault sont également barons de Castelnau en Médoc, et le resteront jusqu’en 1768. Nous l’avions largement souligné l’année dernière lors de la visite-conférence au château Lestage en abordant la question des terribles rivalités pour la possession du vignoble du Puy de Menjon à Listrac : le jeune baron Léonard Antoine d’Essenault, héritier de Pétronille de Largeteau, la dame blanche d’Issan, n’a rien d’un tendre. Gageons que cela n’a pas encouragé Monsieur de Sorlus à promouvoir le Sud-Médoc, où 11 paroisses sont peu ou prou dans la dépendance du château de Castelnau.

C’est alors à Copmartin que l’on songe pour lui succéder. Desgraves avance la date de 1768, car il a été impossible de trouver trace d’une correspondance officielle de sa main qui soit antérieure. On peut émettre un doute, car il semble périlleux pour les bureaux de l’intendance que la subdélégation de Bordeaux, ses multiples paroisses et sa vaste étendue, puisse se voir privée de responsable pendant plus d’un an. Copmartin a donc pu être nommé dès 1767, comme Ducasse l’a été en Médoc en 1771 après le décès de Basterot survenu à la fin de l’année 1770. Mais son choix s’est sans doute opéré sous de bien meilleurs auspices que pour son homologue de Pauillac, que le Premier Président Leberthon (le P.P. dans les codes de Copmartin) avait « descendu en flèche » dès 1764, lorsque s’est posé la question de la nomination d’un nouveau bailli de Lesparre par les ducs de Gramont : un avocat qu’il n’a jamais vu plaider, qui ne met jamais les pieds en Médoc sauf pour les vendanges, et préfère parader à Bordeaux. Et Ducasse avait dû faire une croix sur sa carrière de « bailli de Lesparre et sénéchal d’Artigue-Extremeyre » qu’avait occupé sans embarras Vincent de Basterot, nommé à cette fonction dès 1717 à l’âge de 28 ans. Pour Copmartin, nous ne trouvons trace d’aucune résistance, d’aucun dénigrement. Il a 48 ans, a fait ses preuves, rend depuis 20 ans de signalés services, et, point éminemment positif pour l’intendance, assure avec la plus grande rigueur le fonctionnement de l’élection. Car rigoureux, Pierre Copmartin l’est assurément. Sa correspondance nous ôte toute forme de doute à ce propos. Pour les époques où elle a été le mieux conservée, nous constatons qu’un long courrier hebdomadaire rend compte à l’intendant des moindres détails utiles. Rares sont les cas où il déclare : « Rien ne mérite de vous être récité ». Ce soin est encore plus net lorsque le maître est absent de Bordeaux. Grâce à ces principes scrupuleux, nous bénéficions ainsi d’une véritable gazette, et la conférence mettait particulièrement en lumière l’abondant volume d’informations qui subsiste pour la période 1768-1769.

Parmi les personnages célèbres que fréquenta Copmartin dans l’exercice de ses fonctions en vue d’améliorer la situation du Sud-Médoc, Nicolas Brémontier (1738-1809), théoricien de la fixation des dunes du littoral.

Car l’homme prend en charge le Sud-Médoc dans un contexte très difficile, avec une succession de mauvaises récoltes depuis 1766 et une crise frumentaire qui atteindra son paroxysme en 1770, et encore en 1773. La lecture de ses propres témoignages, des nombreuses correspondances qu’il transmet, et en particulier celle des prêtres dont il soutient à cette époque les demandes de secours, est éloquente. Tempêtes et échouages à répétition, comme cet hiver où quatre navires échouent à la côte d’Hourtin et où les vaisseaux s’abîment à l’entrée de l’estuaire, jonchant le rivage de cadavres et de multiples marchandises ; conditions climatiques désastreuses, avec des inondations fréquentes, le plus grand débordement de Garonne jamais vu de mémoire d’homme, le quartier des Chartrons à Bordeaux envahi par les eaux et l’estuaire pénétrant jusqu’au château Margaux ; pénurie de grains et épizooties qui déciment la lande et ses troupeaux, qu’il s’agisse des bêtes à laine ou des bovins, pour lesquels on creuse dans une ambiance de désolation des centaines de charniers. C’est dans cette situation de disette chronique et de misère humaine que Copmartin va faire diligence en faveur de la lande : il va encourager, s’appuyant sur le réseau efficace des curés de campagne, les nouveaux types de cultures, introduisant la pomme de terre et le riz pour lutter contre le fléau de la faim. Parmi ses principaux correspondants, nous retrouvons l’abbé Danahy, ce prêtre irlandais qui assure alors la desserte du Porge et dont les lettres sont éparses dans de nombreux dossiers, au point d’en découvrir encore de nouvelles. Nul témoin n’est plus fiable pour nous rapporter la situation de détresse du Pays Landescot pendant ces années particulièrement dures. C’est aussi l’époque où la situation des dunes et le recul du trait de côte commence à susciter des inquiétudes : Monsieur de Marbotin, inquiet du dépérissement de sa terre de Lège, donne l’alerte en 1767. Malheureusement, comment prévoir un plan d’ensemble si tous les barons touchés par le phénomène ne s’associent pas, et surtout ne se préoccupent pas de la détérioration des conditions de vie de leurs tenanciers ? Or, les autres seigneurs, sur la côte du Médoc, ne s’en soucient guère, que ce soit le président de Verthamon avec la petite baronnie de Lacanau repliée sur elle-même et dont le sort lui est somme toute assez indifférent, ou les Gramont à partir de Carcans : pour eux, les revenus affluent de bien d’autres possessions dans le royaume. Et du reste, si problème il y a, ils ne s’abaissent pas à correspondre avec un subdélégué : leurs lettres partent directement aux ministres, et c’est à chaque fois une perte de temps et d’efficacité. En dépit de quoi, Copmartin coordonnera souvent l’action des ingénieurs, Valframbert, Brémontier, appelés à étudier différents projets visant à l’amélioration du territoire : son action, par exemple, est déterminante côté estuaire dans le cadre de l’assèchement des marais pestilentiels de Cantenac-Labarde, dont il adjuge les travaux en 1778.

Qui aurait pu prédire au jeune Copmartin, lorsqu’il étudiait dans les années 1730, qu’il aurait à rendre compte à Jacques Necker, l’un des principaux ministres du règne de Louis XVI ?

Il serait trop long d’énumérer tous les dossiers que Copmartin eut à traiter : de la surveillance sanitaire des navires porteurs de marchandises infectées en provenance des ports de la Baltique (1780), qu’il coordonne efficacement en l’absence de l’intendant avec le comte de Fumel, maire de Bordeaux, et le maréchal de Mouchy, commandant en chef de la province de Guyenne, à la fourniture plus anecdotique des graines de pin et d’arbousier que sollicite la pépinière royale de La Rochette (1779), en passant la même année par la réception de l’envoyé du roi, Daniel Chardon, venu inspecter les ports de la côte atlantique afin de s’assurer du respect des dispositions relatives aux prises de guerre pendant la guerre d’indépendance américaine. En moins de 15 ans, il est devenu l’homme de confiance, celui auquel on confie les missions les plus variées, y compris celles qui exige du doigté, comme dans les relations délicates avec l’irascible corps des jurats de Bordeaux. Indéniablement, il a fonctionné en harmonie avec son dernier « patron », Nicolas Dupré de Saint-Maur, nommé intendant de la généralité de Guyenne en 1776. Lui, le fils du petit notaire margalais qui fit ses premiers pas sous la Régence dans les vignes des bords de Gironde, côtoie à la fin de sa vie les plus hauts personnages, met directement en œuvre les instructions du contrôleur général des finances, le si célèbre et pointilleux Necker, et tient dans sa main les courriers qui émanent de Versailles. De plus en plus souvent, il propose des plans d’action qui sont souvent approuvés sans réserve par sa hiérarchie, et discute avec Dufresne, le subdélégué général, chef des bureaux de l’intendance, des choix à opérer. Il n’est plus un agent du pouvoir parmi d’autres, un nom parmi les 24 subdélégués de Guyenne, mais l’un des mieux placés et des plus écoutés, un acteur majeur des processus de décision, à force de travail et d’engagement.

A sa mort, le 22 mars 1782, à 63 ans, sans doute en partie victime de son inlassable activité (il évoque parfois ses accidents de santé), Pierre Copmartin laisse à son fils un domaine qui s’étend désormais sur cinq paroisses, dont Margaux, avec sa maison de maître, son enclos de 3 hectares et ses belles allées de tilleuls, et Arsac, où il a développé une belle métairie qui deviendra le château Monbrison. Hélas, l’héritier devra tout sacrifier en 1818 et quitter sa place de maire de Margaux pour se retirer à Saint-Christoly. Mais la famille n’en a pas terminé avec l’exercice des responsabilités : ses deux arrières-petits-fils, le général Copmartin et le docteur Aristide Plumeau, dont nous aurons à reparler dans le cours de nos travaux,  se distingueront à leur tour dans la seconde moitié du XIXe siècle. Retenons avant tout que Copmartin a été à la fois l’un des premiers véritables représentants de l’autorité publique en Sud-Médoc, mais aussi celui qui a le plus fort défendu l’image des landes, combattu leur pauvreté, échafaudé des perspectives pour tenter d’assainir et de développer économiquement ce territoire déshérité. Son intervention déterminante, en 1781, quelques mois avant sa mort, en faveur du grand projet de verrerie de verre blanc en Pays Landescot, est à cet égard révélatrice : « L’intérêt de l’Etat et celui du peuple l’exige », écrit-il. Qu’aurait-il pensé de la Révolution, qui éclate quelques années plus tard ? Serait-il resté au sens littéral un Homme du Roy, aurait-il approuvé les différentes étapes, parfois brutales, de la transformation du pouvoir ? Nous ne le saurons évidemment pas. Mais il appartient au panthéon des personnages historiques dont le Sud-Médoc, si son identité était mieux perçue et l’idée de son unité sociologique passée mieux entretenue, devrait perpétrer la mémoire : car les affaires dont il eut la charge ont souvent d’étranges résonnances avec les défis qui se posent au même espace au XXIe siècle. A travers l’hommage rendu à cet homme de devoir, rappelons une fois encore que l’histoire est un gisement d’enseignements pour la conduite des politiques actuelles. A bons entendeurs…

Rendez-vous fin mars pour la première visite-conférence du cycle 2017.