Jean-Baptiste Cavaignac

L’Homme de fer

 1ère partie : des origines à l’Empire

Certains personnages de l’histoire, quelque soit le degré de leur investissement en faveur d’une cause ou d’un territoire, ne franchissent pas le passage étroit qui mène à la postérité. Ils en sont écartés par une sélection souvent arbitraire, dont les règles sont aléatoires. C’est assurément le cas de Jean-Baptiste Cavaignac, que nous avons fait découvrir dans son domaine de la Bâtisse le 15 avril dernier. Victime d’un oubli qui frôle l’injustice au regard du nombre et de la portée de ses actions, il souffre également de la concurrence, au sein de sa propre dynastie familiale, de figures dont le destin national porte involontairement ombrage à celui qui n’a défendu tout au long de sa carrière administrative et politique qu’un seul périmètre : le Médoc, cette terre qu’il qualifiait sous le règne de Napoléon Ier de « point extrême de l’Empire ».

Dans le cadre de ses fonctions officielles, Cavaignac a laissé une correspondance évaluée à 20.000 lettres dont nous disposons en original ou en copie. Pour ce qui est de la sphère privée, le travail de classement, de publication et de numérisation partielle des sources familiales effectué par Pierre Givaudon (†), même s’il est principalement axé sur d’autres membres de la lignée, est irremplaçable. Quant à l’historique de ses domaines et à son parcours avant d’accéder au poste de sous-préfet de Lesparre, ils sont désormais richement documentés par les recherches menées en amont de la communication du 15 avril. C’est sans doute la première fois qu’A2PL, dans le cadre de la préparation de ses cycles annuels de visites-conférences, exhume pour étudier le parcours d’un homme une matière d’une telle densité. C’est la raison, une fois n’est pas coutume, pour laquelle cet article sera décomposé en deux parties qui restituent les vies successives de Cavaignac, dans la mesure où il y eut pour lui, d’une manière particulièrement nette, un avant et un après 1804.

Portrait présumé de Jean-Baptiste Cavaignac l’aîné (vente publique à l’hôtel Drouot le 30 mars 2009)

Les Cavaignac : cette famille originaire de l’Aveyron fut prolifique, et l’union de Jean, avocat en parlement, avec Anne Condamine la transplante trente ans avant la Révolution à Gourdon, dans le département du Lot. Des nombreux fils issus de ce mariage, Jean-Baptiste, né le 10 janvier 1765, est le troisième, mais aussi le second à recevoir ce prénom. C’est la source d’une confusion qui perdure dans de nombreux écrits, et plusieurs historiens se laissèrent duper par ce cas d’homonymie, attribuant étourdiment à son frère aîné, l’autre Jean-Baptiste Cavaignac (1762-1829), député à la Convention, la carrière lesparraine. Or, les parcours des deux garçons, quoique très proches affectivement et dans leurs orientations philosophiques, divergent totalement. Contrairement à son frère qui poursuit la tradition familiale, notre protagoniste, parvenu à l’âge adulte, prend une option radicale : délaissant le droit, il « monte » à Bordeaux et choisit, après un bref passage dans les bureaux de la juridiction consulaire[1], la voie du négoce dont il a pu apprécier l’essor dans les coursives du Palais de la Bourse. C’est en septembre 1788 – il a 23 ans – qu’il devient l’associé de la maison « Martial, Cavaignac & Cie », installée rue Raze à proximité de la façade des Chartrons, et qu'il se livre d’abord au commerce des eaux-de-vies et des vins du haut pays (Cahors, Bergerac...), avant de s’orienter à partir de 1790, grâce à ses premiers gains, vers l’importation des denrées coloniales. A cette date, la Révolution a sonné, et tandis que son frère se fait élire député du Lot, Jean-Baptiste, que toute la famille nomme « Lalande » du nom d’un petit domaine que possèdent les Condamine à Payrac, près de Gourdon, n’est alors engagé dans aucune carrière publique.



[1] La juridiction consulaire, qui tire son nom de celui des juges qui y siègent, les consuls, est l’ancêtre du tribunal de commerce.

De nombreux acteurs de la première heure sombrèrent en 1793 et 1794 dans les luttes de factions qui divisent la Convention : la chute du parti girondin en est restée l’exemple le plus célèbre (détail de l’œuvre de Paul Delaroche, Le Dernier adieu des Girondins)

Pourtant, la période révolutionnaire constitue un tournant essentiel dans sa vie personnelle. Très engagé au sein de la section des Nations Libres[2] dont il fut le secrétaire, il se porte volontaire lors de la levée des 300.000 hommes décrétée en février 1793 avec l’objectif de combattre en Vendée, avant que la situation sur le front espagnol ne l’oriente finalement vers d’autres fonctions de nature comptable au sein d’un demi-bataillon levé à Bordeaux par le général Servan, commandant en chef de la nouvelle armée des Pyrénées-Occidentales. Il est donc présent, mais à l’arrière-plan, sur le théâtre des opérations qui permettront, le 22 juin 1793, de faire repasser à l’ennemi la Bidassoa. Du reste, il doit quitter le service au cours de l’été pour raisons de santé, et restaurer celle-ci par de fréquents séjours à la campagne : ce qui lui permet de se tenir à l’écart de la tentation fédéraliste, puisqu’il ne se ralliera pas, par prudence autant que par instinct sans doute, à la Commission Populaire qui entend soulever la Gironde contre la Convention et que l’arrivée du général Brune et de quatre représentants du peuple en mission pulvérisera dès le mois d’octobre. C’est l’heure de la répression, et si Cavaignac échappe à l’accusation d’avoir concouru au soulèvement du département que l’on punit bientôt en le débaptisant[3], il tombe, ainsi que son associé Jean François Martial, sous le coup d’une mesure de sûreté générale qui frappe environ 200 négociants bordelais : dans la nuit du 29 au 30 novembre 1793, sont arrêtés préventivement tous ceux dont l’activité commerciale, supposant des liaisons avec l’étranger, laisse planer le doute en ces temps de guerre et de disette, étant suspects d’agiotage ou de connivence avec les nations coalisées contre la République. Les scellés sont mis rue Raze sur la correspondance de la maison Martial, Cavaignac & Cie : elle sera étudiée à la loupe, et certaines lettres prêteront au soupçon. C’est ici qu’intervient de façon décisive le réseau familial de Cavaignac, qui a été écroué à la maison d’arrêt du Petit Séminaire, face à l’église Sainte-Eulalie : son frère le conventionnel est un homme en vue, qui s’est distingué au mois de janvier en votant la mort du roi après avoir publié une brochure intitulée Opinion de J.B. Cavaignac, député du Lot, sur la question de savoir si Louis XVI peut être jugé, et a été investi de la confiance du gouvernement dont il est alors le commissaire dans le département voisin des Landes. Lorsque notre jeune négociant bordelais, peu après son arrestation, écrit dans sa prison le 9 décembre 1793 au représentant du peuple Ysabeau, il s’empare aussitôt de cet argument : « Je viens, lui dit-il en parlant de lui-même, t’informer de la situation déplorable du frère de ton collègue ». Et en transmettant au Comité de Surveillance cette pétition (terme par lequel on désigne toutes les demandes parvenant aux autorités), Ysabeau et Tallien ne manquent pas de l’annoter ainsi : « Renvoyé au comité de surveillance, qui est prié de donner ses soins à l’affaire qui concerne le frère d’un de nos excellents montagnards », recommandation qui pèse de tout son poids depuis que la Montagne a triomphé des Girondins. Après deux interrogatoires successifs et assez brefs visant à faire la preuve de son civisme et de son adhésion à la Constitution, Cavaignac, comparaissant devant la Commission Militaire après 10 semaines de détention, recouvre la liberté le 15 février 1794, ses juges ayant acquis la conviction « qu’il doit être rangé dans la classe des véritables républicains ». Il échappe aux mesures dont furent frappés nombre d’autres négociants, condamnés au versement de fortes amendes.



[2] Située aux Chartrons et portant le numéro 3, c’est l’une des 28 sections entre lesquelles fut alors divisée la ville de Bordeaux.

[3] Symboliquement, le nom de « Gironde » fut alors supprimé et remplacé par la dénomination de département du Bec d’Ambès, qui s’appuyait d’ailleurs sur la même notion de confluence des deux fleuves, Garonne et Dordogne : elle sera maintenue jusqu’en 1795.

Délibération du conseil général de la commune de Saint-Sauveur par laquelle est délivré un certificat de civisme à Antoine Waré, futur beau-père de Cavaignac, « exhibant un extrait baptistaire par lequel il est prouvé que son père, caporal d’un régiment suisse, n’était pas noble » (3 brumaire an II = 24 octobre 1793) (archives communales de Saint-Sauveur).

On remarque, parmi les signataires, la présence de Jean Gasqueton : son fils Pierre (1786-1859) sera l’obligé de Cavaignac, qui le prit comme secrétaire à la sous-préfecture de Lesparre. Il est l’auteur de la famille Capbern-Gasqueton, devenue propriétaire du château Calon-Ségur.

Cet épisode marque pourtant la première étape du basculement entre sa première et sa seconde vie. Hormis le fait que le négoce bordelais, miné par le conflit qui oppose la France aux monarchies européennes, s’installe progressivement dans un marasme qui se prolongera jusqu’à la fin de l’Empire, cette alerte a été chaude. Cette même année 1794, les deux associés franchissent un cap : ils décident tous deux de se marier. Mais si Martial prend pour femme Rosalie Nonlabade, fille d’un négociant de la rue Raze, Cavaignac entre dans un toute autre milieu en sollicitant la main de Georgette Waré. C’est cette union qui va le conduire en Médoc, où sa belle-famille possède dans la commune de Saint-Sauveur deux domaines presque mitoyens : la Bâtisse et Peyrabon, acquis tous deux en 1785 par le père de Georgette, Antoine Waré.

Parcours atypique que celui d’Antoine. Né à Versailles, son propre père était garde suisse, servant précisément à la grille du Grand Commun. Jeune homme, il bénéficie de hautes protections en entrant au service du comte de Noailles, alias maréchal de Mouchy et gouverneur du château, dont il devient secrétaire. Lorsqu’est composée en 1770 la maison de la nouvelle dauphine Marie-Antoinette, tandis que Mme de Noailles devient auprès d’elle cette dame du Palais dont la rigidité fut rendue célèbre par le sobriquet de « Madame l’Etiquette » dont l’affuble la princesse autrichienne, Antoine Waré est promu valet de chambre de la future reine de France : valet ordinaire d’abord, puis l’un des valets de quartier en 1772. En 1768, il a aussi épousé la demoiselle Sebert, dont le père et l’oncle sont respectivement officiers du comte d’Eu et du prince de Dombes, qui appartiennent à la branche légitimée de la famille royale[4]. Sa promotion sociale reste étroitement liée à son appartenance à la clientèle des Noailles : quand le maréchal de Mouchy se voit nommé en 1775 commandant en chef à Bordeaux, Waré est dans ses bagages en qualité de commissaire des guerres, chargé de l’intendance militaire, tout en cumulant auprès de son maître les titres de secrétaire du commandement de la province de Guyenne et du gouvernement de Versailles. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ascension de la belle-famille de Cavaignac est le produit des arcanes de l’Ancien Régime, ce qui ne l’a pas empêchée de s’adapter parfaitement aux temps nouveaux : Georges Waré (1769-1852), le frère aîné de Georgette, a même été élu en juillet 1793, à 24 ans, procureur de la commune de Saint-Sauveur, et un scrutin épuratoire, six mois plus tard, l’a maintenu dans les fonctions nouvelles d’agent national. A aucun moment, le civisme du père et du fils n’a été remis en cause, et ils ont traversé, dans leur domaine médoquin, la Révolution sans le moindre encombre.



[4] Ils sont les fils du duc du Maine, aîné des bâtards de Louis XIV nés de la liaison avec la marquise de Montespan.

Extrait du tableau d’assemblage du cadastre napoléonien de la commune de Saint-Sauveur, dressé en 1825 : on y voit très nettement la position de trois domaines de Cavaignac, la Bâtisse au nord, Tourteran au centre, et Peyrabon au sud. Le siège actuel du château Ramage la Bâtisse correspond à l’ancien bourdieu de Tourteran, racheté en 1798.

Pour Jean-Baptiste, ce mariage, célébré à Saint-Sauveur en décembre 1794, ne présente que des avantages, car la jeune mariée se voit promettre la moitié de l’héritage paternel : elle amène donc, alors qu’il ne possède aucun bien immeuble, cette espérance solide dans sa corbeille de noces, tandis qu’il porte un capital de 120.000 livres provenant de son négoce. De quoi redresser les propriétés acquises par Waré en 1785 pour une bouchée de pain, ayant l’une et l’autre été très négligées par les précédents propriétaires. La Bâtisse, qui relevait doublement, avant la Révolution, pour moitié du fief du château du Breuil et pour l’autre moitié de celui de Carnet, en est le centre, avec ses parcelles de vigne ordonnées autour de la maison de part et d’autre du chemin de Lescargean. Le bien est limité au sud par le chemin de Liversan, qui le sépare du bourdieu de Tourteran, qui le coupe de Peyrabon. Dans cette configuration, Cavaignac n’hésitera pas : en 1798, il achète « à rente viagère » en son nom propre Tourteran à son propriétaire, le sieur Saige, pour relier l’ensemble dont Antoine Waré a cédé depuis peu la jouissance à ses enfants. Encore une propriété en piètre état, après une succession de mauvaises récoltes et la destruction des vignes lors de la grande gelée de 1795, mais il lui coûte tout de même 70.000 livres, car Tourteran comprend des bois de haute futaie, des pignadas, des prairies et des landes qui diversifient la production. Cela fait, et le détail n’est pas négligeable, Cavaignac donne à Georgette, qui s’impose très tôt comme une femme de tête entendue aux affaires, une procuration générale pour administrer les trois domaines réunis. Dans les mois qui suivent, il abandonne le négoce et quitte les Chartrons où sont nés ses deux enfants (Olympe en 1796 et Amédée en 1798) pour s’installer définitivement à la Bâtisse. Nous sommes maintenant en 1799, et l’heure est aux bouleversements : le coup d’Etat du 18 Brumaire met fin au régime du Directoire en élevant Bonaparte au pouvoir, et bientôt, la nouvelle constitution de l’an VIII réorganise les cadres de la nation. De nouvelles aspirations émergent alors dans l’esprit de Jean-Baptiste.

Joachim Murat (1767-1815), devenu le beau-frère de Bonaparte, avait bénéficié dans sa jeunesse de la faveur des Cavaignac : la reconnaissance qu’il leur devait ajouta dans leur jeu une carte décisive, lorsque le destin hissa cet ancien protégé au premier rang.

Cet an VIII de la République (dont la majeure partie correspond à l’année 1800) est une date-clef de l’histoire : rétablissement des maires qui avait été supprimés par la Constitution de l’an III, création des préfets et des sous-préfets, représentants du pouvoir central et réminiscence des intendants et de leurs subdélégués. Dans les territoires, il faut occuper ces nouvelles places : tout naturellement, à l’été 1800, lorsque le préfet doit procéder à la désignation des maires (car il n’est plus question de suffrage avant 1848), c’est vers Cavaignac qu’il se tourne pour Saint-Sauveur – et non pas en 1801, comme on le lit partout : le registre des délibérations municipales suffit d’ailleurs à l’attester. Il va conserver ces fonctions pendant 4 ans, mais à dire vrai, il s’ennuie. La commune est pour lui un champ d’action trop restreint. Quant au destin de « gentleman farmer », dont il délègue toutes les responsabilités à Georgette, il est de plus en plus évident qu’il ne l’intéresse pas. Une opportunité se présente en septembre 1802, lorsqu’Augustin Duclaux, sous-préfet de l’arrondissement, doit s’éloigner de Lesparre pour quelques mois : l’autorité supérieure le prie d’assurer l’intérim. Pour la première fois, Jean-Baptiste trouve un rôle à sa mesure. Son goût pour l’administration est vif, il sent qu’il pourrait mettre en œuvre, dans ce Médoc encore vierge de grandes réalisations, un certain nombre de ses conceptions. De plus, installé à demeure depuis plusieurs années, il appréhende bien le territoire, et ses dix années d’expérience dans le négoce bordelais lui permettent de maîtriser les questions à caractère commercial, que la production viticole rend essentielles. Aussi, l’idée de succéder pour de bon à Duclaux le taraude-t-elle, et sa correspondance familiale s’en fait l’écho. Son frère aîné, à Paris, mais aussi le benjamin, Jacques Cavaignac, qui brille dans l’entourage des Consuls depuis qu’il s’est illustré sur les champs de bataille aux côtés des généraux de Bonaparte, sont mobilisés dans cet objectif. A Brive où il réside désormais, le père, Jean Cavaignac, coordonne l’action de toute sa progéniture, demande à l’un de soutenir efficacement « le cher Lalande », à l’autre de glisser un mot à Cambacérès. Tout est affaire de réseau, on fait jouer les solidarités, et parmi elles, l’étroitesse des liens avec Joachim Murat, enfant du pays (il est né à Labastide, tout près de Gourdon) qui doit son élévation à Cavaignac l’aîné, le député. Il rendra d’ailleurs la pareille lorsqu’après son mariage avec Caroline Bonaparte et sa désignation comme roi de Naples, il accueillera dans le sud de l’Italie non seulement son ancien protecteur, mais aussi Jacques, leur accordant les plus hautes distinctions. Mais pourtant, à Lesparre, Jean-Baptiste, qui tient à ses principes et refuse de quémander les honneurs, ne veut pas profiter de la défaveur du sous-préfet en titre, peu aimé. Lorsque son intérim prend fin en décembre 1802, il se contente de transmettre à ses frères, à toutes fins utiles, les témoignages de satisfaction qu’il a reçus de la préfecture : « Loin de moi l’idée de supplanter personne », leur écrit-il. Il devra patienter deux ans pour être appelé à remplacer Duclaux, nommé dans le Maine-et-Loire, deux ans pendant lesquels il ronge son frein à la Bâtisse, miné par le mauvais état de ses affaires, laissant Georgette se débattre à Bordeaux lorsque la faillite de leur commissionnaire les plonge dans une situation périlleuse. « Ce coup m’achève, écrit-il, et je ne sais à quoi m’aurait porté le désespoir ».

Lorsque sa nomination est signée le 21 juillet 1804 au camp de Boulogne, c’est la longue carrière qu’il souhaitait au plus profond de lui-même qui débute à 35 ans pour Jean-Baptiste. Après avoir prêté le serment requis entre les mains du préfet Delacroix[5], il fait son entrée à Lesparre le 8 août 1804, la veille de son installation. Dix premières années ininterrompues d’administration l’attendent, pendant lesquelles il va déployer une énergie sans limites.

 (à suivre)



[5] Charles Delacroix (1741-1805), préfet de la Gironde et père du peintre Eugène Delacroix : son tombeau est visible à Bordeaux, dans la partie la plus ancienne du cimetière de la Chartreuse.